Portrait de femme [1/10] : Laetitia Dahlem, opératrice d’usinage

Portrait de Laetitia Dahlem devant une machine industrielle
"Apprendre pour évoluer dans mon métier, ça c’est motivant !"

Laetitia, de la boulangerie au tournage-fraisage

De vendeuse en boulangerie, Laetitia Dahlem s’est spécialisée en tournage-fraisage chez Fonderie Lorraine depuis bientôt cinq ans et est ravie de son choix.

Avec son CAP de vente, Laetitia Dahlem commence sa vie professionnelle en boulangerie, mais ne s’y épanouit pas.

« Je faisais beaucoup d’heures pour un salaire qui ne suivait pas. Comme nous étions une toute petite équipe, il fallait souvent remplacer une collègue absente à la dernière minute, c’était vraiment contraignant. J’avais envie de travailler à l’usine et de rejoindre une grosse entreprise. »

Une première expérience en intérim l’amène à faire du conditionnement à la chaîne, mais elle trouve le travail trop répétitif.

« Je suis allée à un forum de formation que Pôle Emploi m’avait recommandé. J’en ai trouvé une qui me plaisait bien et j’ai choisi une formation de conductrice d’installations et de machines automatisées, sur une durée de cinq mois. ».

Dans ce cadre, elle effectue un stage à la Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff et est embauchée dans la foulée. « Je gère en autonomie ma production sur trois machines, je m’occupe de mes pièces de A à Z : j‘effectue moi-même les réglages, je choisis les outils

dont j’ai besoin et je fais le contrôle qualité des pièces avant de les envoyer à l’étape de fabrication suivante. Il y a beaucoup de réglages à faire. C’est varié et intéressant. »

Laetitia Dahlem fabrique des pièces complexes pour des boîtes de vitesse automatiques. Environ 200 par jour.

« Je fabrique des pièces variées, c’est un travail qui comporte beaucoup de responsabilités car il faut être précis et méticuleux. C’est vraiment intéressant, j’ai encore beaucoup à apprendre pour évoluer et c’est motivant ! »

Elle ne s’était jamais intéressée à la mécanique automobile étant plus jeune. Quant au fait de travailler dans un milieu majoritairement masculin, ce n’est pas un frein pour la jeune femme qui a trouvé « très facile de s’intégrer ».

Elle aime l’industrie qui s’avère être « bien mieux que ce que j’imaginais. Les gens croient souvent que je travaille à la chaîne, or pas du tout. Mon travail n’est pas répétitif, sinon cela ne me plairait pas. »

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