Portrait de femme [5/10] : Sandie Arthaud, automaticienne

"Il pourrait y avoir plus de femmes dans cette filière "

Sandie, des mathématiques à l’automatisme.

Le métier de Sandie Arthaud consiste à automatiser des systèmes sur des machines : « Je travaille beaucoup sur ordinateur, sur divers logiciels de programmation ou de supervision de systèmes automatisés, afin que l’opérateur ait une vision globale de la production sur sa machine, qu’il peut suivre grâce à des graphiques. » Automaticienne chez Tricot Electricité industrielle à Jarville depuis son stage de fin d’études, il y a une vingtaine d’années, Sandie Arthaud a la possibilité de travailler pour des secteurs d’activités très variés, comme celui de l’eau, où ses compétences sont requises aussi bien sur des systèmes de mise en bouteille, convoyage, mise en palettes, de pompage sur des forages, que de traitement des eaux usées ou de l’eau potable, ou encore dans le secteur de l’industrie automobile. Elle passe environ la moitié du temps sur le terrain avec le client et l’autre moitié au bureau, un équilibre qui lui plaît, tout comme la richesse de son métier, très diversifié. « C’est un métier très gratifiant et en perpétuelle évolution avec les nouvelles technologies qui émergent sans cesse. On doit constamment se former, se documenter et s’adapter. »

Au fil de sa scolarité, elle est d’abord attirée par la langue allemande, puis envisage de s’orienter vers une filière mathématique. Faute de débouchés, elle se décide à ouvrir son horizon en optant pour un cursus technologique industrielle, qu’elle poursuit jusqu’à un DESS ATTI (Automatismes, Traitement et Transmission de l’Information). En vingt ans d’expérience, elle a pu voir la situation évoluer en tant que femme dans l’industrie, par rapport au regard de ses collègues masculins : « Au début, quand les hommes me voyaient débarquer en tant que très jeune femme dans ce milieu essentiellement masculin, tous les regards se tournaient vers moi. Ça jetait un froid, quelle pression ! Mais je n’ai jamais senti de malveillance. C’était simplement inhabituel de voir une jeune femme dans ce milieu. Aujourd’hui c’est davantage passé dans les mœurs. D’ailleurs mon métier n’a rien de spécifiquement masculin, il pourrait y avoir plus de femmes dans cette filière, sans problème. »

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